Cest alors que les « Ɠuvres », ainsi produites, ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©es avec le plus grand cynisme par des marchands tels Leo Castelli qui ont commencĂ© Ă  fabriquer des artistes en rĂ©seau, substituant progressivement, par un tour de passe-passe sĂ©mantique, la seule valeur marchande de l'objet Ă  la valeur esthĂ©tique de l'Ɠuvre. Ce tour de bonneteau Ă  eu des consĂ©quences trĂšs Leconcept est d'ailleurs assez nouveau et dĂ©rangeant: on demande aux hommes de mettre leurs sexes dans ces bouches qui servent d'urinoirs", a-t-elle ironisĂ©. Pour couper court Ă  la polĂ©mique Bonjourbesoin Citer deux artistes qui ont pu influencer l'artiste felix Vallotton. Merci . Pergunta de ideia deseverinesaplana - Art. Articles Register ; Sign In ; Search . severinesaplana @severinesaplana. November 2020 2 76 Report. Bonjour besoin Citer deux artistes qui ont pu influencer l'artiste felix Vallotton. Merci Please enter comments Please enter your name. cash. Ainsi qu'en tĂ©moigne le film palme d'or de Cannes, l'expression art contemporain» suscite gĂ©nĂ©ralement des rĂ©flexions nĂ©gatives on vous parle de Piss Christ, un crucifix immergĂ© dans l'urine et le sang Andres Serrano, 1987, de Cloaca, la machine Ă  caca Wil Delvoye, 2000, du doigt d'honneur en marbre de 11 mĂštres de haut intitulĂ© Maurizio Cattelan, 2010 ou encore des photos pornos» de Jeff Koons et sa femme la Cicciolina 2008. L'Ă©numĂ©ration s'accompagne parfois d'une rĂ©flexion ironique sur cette manie des artistes Ă  vouloir concurrencer Duchamp, mais en vain lorsque, en 1917, Marcel Duchamp achĂšte un urinoir pour en faire un oeuvre d'art, qu'il signe au pinceau du nom de R. Mutt» et qu'il nomme Fontaine, il place d'emblĂ©e la barre trĂšs haut
 Le chiotte chef d'oeuvre de l'art est un oxymoron», explique Alain Boton. Autrement dit quelque chose d'aussi absurde qu'une obscure clarté». Auteur de Marcel Duchamp par lui-mĂȘme ou presque, Alain Boton signe dans le dernier numĂ©ro de la Revue du Mauss Religion, le retour ?, un article Ă©clairant sur ce qu'est l'art contemporain au regard des religions. IntitulĂ© L'Eros mimĂ©tique mis Ă  nu par ses cĂ©libataires mĂȘmes, cet article prĂ©sente la grande vertu de n'ĂȘtre ni pour ni contre l'art contemporain, mais au-dessus de la mĂȘlĂ©e, Ă  une hauteur telle qu'on se sent brusquement beaucoup plus intelligent. Ca fait du l’urinoir de Duchamp symbolise-t-il l’art contemporain ? Partant du principe que ce qu'il appelle l'art moderne-contemporain commence vers 1850, Alain Boton entame ainsi son raisonnement Il est un motif qui façonne directement ou indirectement une grande partie des objets culturels que les modernes ont créé depuis 1850 Ă  nos jours. C'est le motif refusĂ© par les uns donc rĂ©habilitĂ© par les autres. Il est le moteur de l'art dit d'avant-garde.» Pour Alain Boton, il est significatif que les oeuvres d'art, Ă  partir du XIXe siĂšcle, soient d'autant plus cĂ©lĂšbres qu'elles ont Ă©tĂ© conspuĂ©es au dĂ©but. Leur destin, d'une certaine maniĂšre, se rapproche de celui des martyrs sacrifiĂ©s par les uns, sacralisĂ©s par les autres. Ce mĂ©canisme s'enclenche au XIXe siĂšcle. Mais le premier artiste Ă  en prendre conscience c'est Duchamp. Aux prĂ©misses de sa dĂ©couverte, il y a un scandale. En 1912, Marcel Duchamp se fait refuser un tableau au Salon des indĂ©pendants. L'annĂ©e suivante, ce mĂȘme tableau est exposĂ© Ă  New York lors de l'Armory Show, un Ă©vĂ©nement mythique puisqu'il se donne pour but de faire connaĂźtre les avant-gardes europĂ©ennes aux Etats-unis. L'exposition va de Corot Ă  Picabia, en passant par Courbet, Gauguin, Munch ou Picasso, soit plus de mille oeuvres hautement sĂ©ditieuses, parmi lesquelles celle de Duchamp suscite les rĂ©actions de rejet les plus stupeur et horripilementPhilippe Dagen raconte L'ex-prĂ©sident Theodore Roosevelt dĂ©clare sa dĂ©sapprobation. La presse dĂ©nonce une opĂ©ration au mieux immorale, au pire anarchiste - accusation sĂ©rieuse dans le contexte de l'Ă©poque. Ces articles font venir Ă  l'Armory Show prĂšs de 300 000 visiteurs, dans une ambiance Ă©nervĂ©e. Parmi les Ɠuvres qui cristallisent la colĂšre, la palme revient au Nu descendant l'escalier n° 2, de Marcel Duchamp, qui avait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  Ă©cartĂ© du Salon des indĂ©pendants de Paris l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Pour le dĂ©crire, on parle d'une explosion dans une fabrique de tuiles» et les caricaturistes ne sont pas en reste.» Le scandale, cependant, fait la gloire de Duchamp Ă  sa trĂšs grande surprise, le voilĂ  invitĂ© Ă  des cocktails mondains, prĂ©textes pour l'Ă©lite new-yorkaise de se dĂ©marquer de la foule outragĂ©e des culs-terreux. Duchamp, alors, dĂ©couvre ou croit dĂ©couvrir dans l'art moderne tel qu'il s'est dĂ©veloppĂ© depuis le milieu du XIXe siĂšcle une constante. Une constante qui lui semble si dĂ©terminante qu'il le nommera la loi de la pesanteur.» Cette loi peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e ainsi Pour qu'un objet créé par un artiste devienne un chef-d'Ɠuvre de l'art, il faut qu'il soit d'abord refusĂ© par une majoritĂ© scandalisĂ©e de telle sorte qu'une minoritĂ© agissante puisse trouver un gain en termes d'amour-propre Ă  rĂ©habiliter l'artiste et son Ɠuvre et ainsi se diffĂ©rencier des autres»».[ ]Quoi de plus contradictoire avec la notion de chef d’oeuvre qu’un
 ? Pour vĂ©rifier la justesse de cette loi, Marcel Duchamp dĂ©cide de la mettre Ă  l'Ă©preuve du rĂ©el. Le principe est le suivant n'importe quel objet peut devenir un chef d'oeuvre de l'art» s'il commence sa carriĂšre par un refus ostensible. Marcel Duchamp choisit donc un objet totalement inadĂ©quat pour devenir un chef d'oeuvre de l'art. Un urinoir», explique Alain Boton. AprĂšs quoi, Marcel Duchamp attend l'occasion de prĂ©senter cet urinoir dans les bonnes conditions, c'est-Ă -dire de telle sorte que son urinoir soit refusĂ©. L'occasion se prĂ©sentera en 1917 Ă  New York lors d'une grande exposition appelĂ© The Big Show.» Son urinoir, comme il s'y attendait, est refusĂ©. La presse fait Ă©cho Ă  l'affaire. S'agit-il d'un canular ? D'une mauvaise plaisanterie ? Ou d'une rĂ©volution de l'art ? Plusieurs dĂ©cennies passent. L'urinoir qui, entre-temps a disparu et dont Duchamp fournit plusieurs rĂ©pliques certifiĂ©es» devient l'oeuvre la plus controversĂ©e de l'art du XX siĂšcle» Wikipedia. Lors de son inauguration sous les huĂ©es, en fĂ©vrier 1977, le centre Pompidou prĂ©sente une grande rĂ©trospective Marcel Duchamp dont l'urinoir occupe la part centrale. L'art moderne et contemporain devient alors le champ par excellence de la guerre du bon goĂ»t. Chacun y va de son argument. Duchamp triomphe. Il avait donc raison !?L’expĂ©rience n’est concluante que si les intentions sont cachĂ©es aux cobayesPour Alain Boton, il est vital de comprendre que Duchamp n'est pas un artiste mais un chercheur en sciences humaines. Ses crĂ©ations» ne sont pas des oeuvres, mais des expĂ©riences. Avec l'urinoir, Duchamp veut vĂ©rifier une thĂ©orie sur le fonctionnement de la sociĂ©tĂ© occidentale contemporaine. Pour bien montrer que c'est dans une vĂ©ritable expĂ©rience qu'il se lance et pas dans une provocation, il va se tenir au plus prĂšs de la mĂ©thode de la science expĂ©rimentale qui commence toujours par la mise au point d'un protocole 1, le problĂšme Ă©tant pour lui de garder ce protocole secret. En effet s'il venait Ă  ĂȘtre connu, les comportements des milliers d'intervenants seraient dĂ©finitivement biaisĂ©s et l'expĂ©rience annu­lĂ©e. Pour autant, il faut qu'en fin de parcours ce protocole apparaisse de telle sorte qu'on prenne acte de cette expĂ©rience et de son rĂ©sul­tat.» Son protocole doit rester secret pour ne pas fausser l'expĂ©rience. En mĂȘme temps, il doit ĂȘtre lisible Ă  la fin de l'expĂ©rience, c'est-Ă -dire une fois l'urinoir devenu chef d'oeuvre de l'art. Pour concilier ces deux paramĂštres – cacher Ă  ses contemporains et dĂ©voiler la dĂ©couverte aux gĂ©nĂ©rations futures–il crĂ©era La MariĂ©e mise Ă  nu par ses cĂ©libataires, mĂȘme, qu'on nomme aussi Le Grand Verre. Ce tableau, associĂ© aux notes qui le dĂ©crivent, plus d'une centaine de pages, est le schĂ©mas fonctionnel du monde de l'art il dĂ©crit par quels mĂ©canismes psychologiques et sociologiques une pissotiĂšre accĂšde Ă  la postĂ©ritĂ©.»Marcel Duchamp aurait codé» son protocole dans Le Grand VerreFier d'ĂȘtre celui qui, le premier, a dĂ©couvert le pot aux roses, Alain Boton affirme qu'il a totalement dĂ©cryptĂ© La mariĂ©e mise Ă  nu. La mariĂ©e, c'est notre sociĂ©tĂ©, dit-il, dont le moteur est le dĂ©sir d'ĂȘtre unique. Dans notre sociĂ©tĂ©, dominĂ©e par l'impĂ©ratif d'originalitĂ© et d'innovation, les individus sont tenus de se dĂ©marquer et pour cela tous les moyens sont bons afficher une sexualitĂ© diffĂ©rente», par exemple. Se distinguer par les vĂȘtements. Ou prĂ©tendre qu'on aime ce que les autres trouvent vulgaire. Ainsi si aujourd'hui encore il est courant de penser que le dĂ©sir d'innovation des artistes est la cause motrice de l'Ă©volution de l'art moderne, et si les scandales sont considĂ©rĂ©s comme des consé­quences inĂ©vitables dues au conformisme de la masse, Duchamp par son expĂ©rience montre que c'est l'inverse le refus scandalisĂ© par les uns qui conditionne la rĂ©habilitation par les autres est la cause de cette Ă©volution et l'innovation la consĂ©quence.» Pour le dire plus clairement les objets d'art n'ont aucune valeur intrinsĂšque. Leur valeur dĂ©rive de leur capacitĂ© Ă  susciter un dĂ©bat. Ce sont des objets prĂ©texte Ă  disputes. L'art, dans ce contexte de compĂ©tition, n'est qu'un espace de lutte identitaire oĂč chacun se positionne par rapport Ă  l'autre. Notamment par l'indignation.» Certains s'indignent que Versailles accueille une exposition de Murakami. D'autres s'indignent que Murakami soit calomniĂ©. L'oeuvre de Murakami n'est que le miroir oĂč se mirent les uns et les et des couleurs Be yourself, express yourself, etcLe processus d'art moderne a pour principale fonction, pour ne pas dire pour seule fonction, de nous permettre de mettre en action nos jugements de goĂ»t afin de nous diffĂ©rencier.» Que les jugements ou l'oeuvre soient intĂ©ressants ne change rien Ă  l'affaire. L'art n'est qu'un terrain de bataille discursif, chacun s'employant Ă  dĂ©fendre une oeuvre qui, en miroir, lui renvoie de lui-mĂȘme une image valorisante celle d'un ĂȘtre qui se distingue des autres. VoilĂ  pourquoi les oeuvres d'art ont tout intĂ©rĂȘt Ă  faire scandale. Mais, mĂȘme aujourd'hui alors que le rĂŽle dynamique du scandale dans l'art avant-gardiste est connu et reconnu», on continue de croire qu'il faut dĂ©fendre des artistes parce qu'ils sont lapidĂ©s» par l'opinion publique ou bannis» par leur gouvernement. Alors qu'en rĂ©alitĂ©, ces oeuvres sont juste des Ă©lĂ©ments constitutifs de notre identitĂ©, identitĂ© que nous construisons en les dĂ©fendant ou en les attaquant
 Bien que l'enjeu de ces dĂ©bats ne soient ni les oeuvres, ni les artistes, mais tout simplement notre amour-propre, il serait cependant inadĂ©quat de s'en moquer. Duchamp lui-mĂȘme n'avait probablement pas d'autre but que dĂ©voiler la mĂ©canique de notre systĂšme social lorsqu'il a créé» l'urinoir. Le rĂ©sultat de son expĂ©rience, bien sĂ»r, est vexant. Nous, les modernes, nous sommes donc capables par amour-propre de contempler un urinoir au MusĂ©e ?Le processus logique de l’art une machine qui tourne Ă  videDĂšs 1913, Ă  peine ĂągĂ© de 26 ans, Marcel Duchamp avait dĂ©jĂ  prĂ©vu deux choses concernant notre sociĂ©tĂ©. PremiĂšrement qu'elle canoniserait un urinoir comme les chrĂ©tiens ont divinisĂ© un SDF. DeuxiĂšmement, que cette logique exponentielle basĂ©e sur le dĂ©sir de diffĂ©renciation amĂšnerait fatalement notre sociĂ©tĂ© Ă  la crise que nous traversons en matiĂšre d'art, mais aussi de pensĂ©e et de croyance. A quoi bon s'illusionner ? Ainsi que l'explique Alain Boton, en termes drĂŽlatiques, Marcel Duchamp a vu avant les autres que le processus mĂ©canique de rupture ne pouvait qu'amener une crise prĂ©visible. Dans une dĂ©marche trĂšs socratique ou trĂšs aĂŻkido, il n'aura fait que canaliser ce processus vers une aberration visible, un chiotte au firmament de l'art d'une Ă©poque.» En 1992, Nathalie Heinich, avait dĂ©jĂ  –dans La Gloire de Van Gogh, Essai d'anthropologie de l'admiration– postulĂ© que l'objet d'art n'Ă©tait qu'un moyen de se dĂ©marquer des autres. En 1998, Pierre Bourdieu l'avait Ă  son tour notĂ© dans Les RĂšgles de l'art les oeuvres sont des prĂ©textes qui nous permettent de nous livrer Ă  la seule activitĂ© qui nous motive vraiment, la seule activitĂ© qui sous-tend toute l'agitation du monde moderne, Ă  savoir la recherche individuelle d'une identitĂ© diffĂ©renciĂ©e. Et maintenant ? Nous sommes, en 2017, toujours accros Ă  cette forme d'addiction qu'est le fait de prendre parti pour/contre une oeuvre. La prĂ©sence dans l'oeuvre d'urine ou de sperme donne, semble-t-il, au jeu plus d' contemporain et l’illusion narcissiqueL'expĂ©rience de Duchamp dĂ©montre les capacitĂ©s extraordinairement hallucinogĂšnes de l'amour-propre dans le jugement de goĂ»t, capable de remplir un urinoir de toutes sortes de qualitĂ©s, toutes plus raffinĂ©es les unes que les autres». Il serait peut-ĂȘtre temps d'ouvrir les yeux
 Si l'oeuvre de Duchamp a quelque chose Ă  nous apprendre, maintenant, c'est d'en finir avec les faux dĂ©bats et prendre un peu de hauteur par rapport Ă  ce qui motive nos indignations»  J'insiste sur le fait que c'est uniquement en situant les intentions de Duchamp au niveau spirituel Ă©levĂ© qu'est l'ironie socratique qu'on peut tirer bĂ©nĂ©fice de son expĂ©rimentation, conclue Alain Boton lors d'une confĂ©rence en ligne ici. L'ironisme d'affirmation comme Duchamp appelait sa mĂ©thode n'a pas pour but la dĂ©nonciation du snobisme des autres, mais de permettre Ă  l'homme moderne de se comprendre lui-mĂȘme.» Autrement dit regardez-vous dans l'urinoir. Que voyez-vous ? Et si c'Ă©tait le dĂ©sir Ă©perdu d'ĂȘtre comme lui, un objet manufacturĂ© mais unique ?.A LIRE L'Eros mimĂ©tique mis Ă  nu par ses cĂ©libataires mĂȘmes, d'Alain Boton, dans Revue du MAUSS, n° 49, Religion. Le retour ? Entre violence, marchĂ© et politique », dirigĂ© par Alain CaillĂ©, Philippe Chanial et François Gauthier, 2017, Paris, La LIRE AUSSI Marcel Duchamp par lui-mĂȘme ou presque, d'Alain Boton, Editions Fage, de la futilitĂ©, d'Alain Boton, Journal des anthropologues, Duchamp, artiste ou anthropologue ?, d'Alain Boton, dans Revue du MAUSS, RĂšgles de l'art, de Pierre Bourdieu Paris, Seuil, coll. Sciences humaines, Gloire de Van Gogh, Essai d'anthropologie de l'admiration, de Nathalie Heinich, Paris, Minuit, 1 Protocole Ă©tant donnĂ©s ceci-cela, si je fais ci et ça, il devra se passer et ça». Si la prĂ©diction se rĂ©vĂšle exacte cela valide la Philip Colbert with Marcel Duchamp asamuse . Marcel Duchamp, Fountain, 1917, porcelain. Philip Colbert for The Rodnik Band. 5 choses que vous pouvez apprendre sur votre santĂ© en allant aux toilettes SANTÉ - Ne jetez pas des informations prĂ©cieuses pour votre santĂ© dans les toilettes avant de connaĂźtre les 5 choses que peut rĂ©vĂ©ler l'urine sur votre santĂ©. Par Leslie Spry, FACP AccĂšs aux toilettes pour tous passons Ă  l'action SANTÉ - En 2014, 2,5 milliards de personnes n'ont toujours pas accĂšs Ă  des toilettes dĂ©centes. 1 milliard de personnes dĂ©fĂšquent encore en plein air, dans les champs, dans les buissons, dans les cours d'eau... Alors que la JournĂ©e Mondiale des Toilettes se tient ce 19 novembre, face Ă  ce scandale, passons Ă  l'action! Par Kristel MalĂšgue Faire pipi sur un dieu, tu n'oseras INTERNATIONAL - Vous n'ĂȘtes pas sans l'ignorer chaque jour est une "JournĂ©e mondiale" de quelque chose. Ainsi, chaque 19 novembre, on cĂ©lĂšbre la JournĂ©e mondiale de... des... Vous ne savez pas, Ă©videmment. RĂ©ponse ... Par Éric Azan 19 rĂšgles d'or quand on utilise les toilettes au bureau VIE DE BUREAU - On pourrait se dire que les choses sont diffĂ©rentes dans un immeuble conçu par Pei, entourĂ© de gens brillants en costumes trois piĂšces. Mais non. Les toilettes au bureau, et notamment celles des traders, ressemblent trop souvent aux d'un PMU un soir de match. Par GSElevator Paris-La Haye-Paris petites mĂ©ditations Ă©colo ENVIRONNEMENT - Paris pourrait-il s'inspirer de La Haye ou d'Amsterdam? Les comparaisons faciles sont problĂ©matiques et laissent souvent de cĂŽtĂ© des facteurs cruciaux. Faire plus de place aux pistes cyclables est certainement difficile dans un espace trop densifiĂ© comme Paris. Par Pierre Guerlain La journĂ©e mondiale des toilettes est un sujet sĂ©rieux SANTÉ - La journĂ©e mondiale des toilettes vient d'ĂȘtre dĂ©crĂ©tĂ©e par les Nations-Unies. Elle se dĂ©roulera le 19 novembre 2013. Le sujet pourrait prĂȘter Ă  rire, pourtant il est bel et bien sĂ©rieux. PrĂšs de 2,5 milliards de personnes Ă  travers le monde n'ont pas accĂšs Ă  des installations sanitaires correctes. Par Romain Blachier Ce qui se passe vraiment dans les toilettes des femmes VIE PROFESSIONNELLE - Mes toilettes pour femmes rassemblent une fan de mode, une baroudeuse qui connait tous les bons restaurants pas chers de Paris, Berkeley et Hong Kong, une conseillĂšre conjugale, des survivantes du cancer et une bande de super mamans. Par Emily Peck Manque de toilettes le scandale continue! DÉVELOPPEMENT - 2,5 milliards de personnes n'ont toujours pas accĂšs Ă  des toilettes. 2 millions d'enfants meurent chaque annĂ©e de la diarrhĂ©e, en grande partie du fait d'un manque d'hygiĂšne et d'assainissement. C'est la 2Ăšme cause de mortalitĂ© chez les enfants de moins de 5 ans. Par Kristel MalĂšgue Marcel Duchamp est Ă  l’origine de l’art contemporain et en particulier des arts conceptuels, il est le prĂ©curseur et l’inspirateur des avant-gardes contemporaines. L’artiste français d’origine Henri Robert Marcel Duchamp naĂźt le 28 juillet 1887 Ă  Blainville-Crevon. Il dĂ©cĂšde le 2 octobre 1968 Ă  Neuilly-sur-Seine. Marcel Duchamp est un peintre, plasticien, homme de lettres français, naturalisĂ© amĂ©ricain en 1955. Tout l’effort de l’avenir sera d’inventer le silence, la lenteur et la solitude.»Marcel Duchamp. Marcel Duchamp rejoint ses frĂšres Ă  Paris en 1904 et suit les cours de l’AcadĂ©mie Julian. Mais son vĂ©ritable apprentissage de la peinture se fait auprĂšs de ses frĂšres et de leurs amis, rĂ©unis sous le nom de Groupe de Puteaux, principalement des artistes d’inspiration cubiste comme Fernand LĂ©ger ou Robert Delaunay. Le Nu descendant l’escalier Toutefois, trĂšs vite sa peinture s’éloigne de la problĂ©matique spatiale des cubistes et s’attache Ă  la dĂ©composition du mouvement, ce qui le rapproche des Futuristes italiens. L’une de ces toiles, Le Nu descendant un escalier, le fait connaĂźtre Ă  la grande exposition amĂ©ricaine de l’Armory Show, en 1913. Ce nu provoque Ă©galement hilaritĂ© et scandale durant l’exposition. La notoriĂ©tĂ© de Duchamp aux USA est instantanĂ©e. Il n’y a pas de solution parce qu’il n’y a pas de problĂšme».Marcel Duchamp. En 1915 il se rend aux États-Unis oĂč il retrouve son ami Francis Picabia. Il y rencontre Man Ray. À cette Ă©poque, Marcel Duchamp Ă©labore ses Ɠuvres les plus connues, comme le Grand Verre ou les Ready-Mades comme la Fontaine, mais se consacre de plus en plus aux Ă©checs, qui deviendront, au milieu des annĂ©es 20, sa principale activitĂ©. C’est Ă  travers le SurrĂ©alisme qu’il renoue avec l’art en organisant de nombreux Ă©vĂ©nements en collaboration avec AndrĂ© Breton. Duchamp traverse le cubisme, DADA, le Futurisme, le SurrĂ©alisme, en restant indĂ©pendant de ces mouvements
 Dans les annĂ©es 50, une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’artistes amĂ©ricains qui se qualifient de nĂ©o-dadaĂŻstes, tels Jasper Johns et Robert Rauschenberg, le reconnaĂźt comme un prĂ©curseur. Chacune de ses oeuvres peut ĂȘtre analysĂ©e comme fondatrice d’un mouvement de l’art contemporain. Par sa dĂ©marche singuliĂšre, il invente vĂ©ritablement l’art contemporain. En 1953 le magazine Life lui consacre un article. C’est le dĂ©but de la cĂ©lĂ©britĂ©. Le Ready-Made, inversion du regard Il s’écarte de la peinture, vers 1913-1915, avec les premiers Ready-made, objets tout faits » qu’il choisit pour leur neutralitĂ© esthĂ©tique Roue de bicyclette 1913, Porte bouteilles 1914, Fontaine 1917, un urinoir renversĂ© sur lequel il appose la signature R. Mutt ». La roue de bicyclette 1913. Duchamp pose une roue de bicyclette sur un tabouret mĂȘlant la mobilitĂ© et l’immobilitĂ©. Pour lui la roue lui rappelle le mouvement du feu dans la cheminĂ©e ». C’est pour lui un antidote au mouvement habituel de l’individu autour de l’objet contemplĂ©. Cela dĂ©bouchera vers la participation du spectateur et l’art optique. La Fontaine soumis au salon des indĂ©pendants de New York qui se targue pourtant d’accepter toutes les oeuvres est refusĂ© par les organisateurs de l’Armory Show. Il a pris un article ordinaire de la vie la plus prosaĂŻque qui soit et l’a placĂ© de maniĂšre Ă  ce que sa signification d’usage disparaisse sous le nouveau titre et le nouveau point de vue. La Fontaine de Marcel Duchamp est une des Ɠuvres les plus controversĂ©e du XXe siĂšcle. Elle constitue d’un simple urinoir en porcelaine renversĂ© signĂ© R. Mutt » et datĂ© 1917. Duchamp a eu l’idĂ©e d’utilisĂ© un objet tout fait » industriel, achetĂ© a la sociĂ©tĂ© J. L. Mott Iron Works , plutĂŽt que rĂ©aliser une sculpture fait mains, sur lequel il a seulement rajoutĂ© l’inscription R. Mutt » a l’encre est alors envoyĂ© a la SociĂ©tĂ© des artistes indĂ©pendants de New York sous le nom de il sera refusĂ© car jugĂ©e trop vulgaire , sans intĂ©rĂȘt directeur de cette sociĂ©tĂ©, Duchamp dĂ©missionne, sans cependant dĂ©voiler ses liens avec l’ ce moment la, la question Ă©tait de savoir si R. Mutt Ă©tait sincĂšre » ou si quelqu’un a agi par provocation en utilisant un nom de plaisantin pour faire une blague. La polĂ©mique se dĂ©clenche principalement avec la publication d’un article anonyme paru dans la revue satirique “The Blind Man”, fondĂ©e Ă  l’occasion du salon par Duchamp, Henri-Pierre RochĂ© et Beatrice Wood . En dĂ©fense de R. Mutt, il est Ă©crit Les seules oeuvres d’art que l’AmĂ©rique ait donnĂ©es sont ses tuyauteries et ses ponts ». L’article consiste Ă  dire que l’important n’est pas que Mutt ait fait la fontaine avec ses mains ou non, mais qu’il ait choisi un objet de la vie quotidienne en lui retirant sa valeur d’usage avec un nouveau titre et un nouveau point de vue et la crĂ©ation consiste en une nouvelle pensĂ©e de l’ Fontaine de Duchamp constitue donc une Ɠuvre fondatrice d’un art nouveau, ne jugeant plus la maĂźtrise technique, mais plutĂŽt une philosophie liĂ©e Ă  la nature mĂȘme de la production et son rapport Ă  la sociĂ©tĂ©. Cette pensĂ©e se retrouvera par la suite dans une majoritĂ© d’Ɠuvres contemporaines, marquant un tournant dans l’histoire de l’art. Il est le geste fondateur de l’ Art Contemporain l’artiste prĂ©sentera l’objet nouveau rĂ©alisme, puis la machine Arts Techno, la nature Land Art, les problĂ©matiques Ă©cologiques qui sont Ă  la fois techno-scientifiques, sociĂ©tales et politiques EcoArt. Fontaine de Marcel Duchamp, 1917, Photographie par Alfred Stieglitz Le geste du Ready-Made de Duchamp est un geste Ă©cologique qui a une double signification tout est art, tous les hommes sont crĂ©ateurs. L’artiste devient un modĂšle de comportement une Ă©thique de la rĂ©sistance Ă  la mĂ©canisation des individus. Duchamp de l’esthĂ©tique Ă  l’éthique Comme le dit Pierre Restany, le geste du Ready-Made fait basculer d’un seul coup l’art de l’esthĂ©tique dans l’éthique. VoilĂ  que se dĂ©voile l’autre face de l’art. L’art est un problĂšme moral liĂ© Ă  la conscience de celui qui l’assume en tant que tel ». Duchamp fait passer l’art de l’esthĂ©tique des objets, Ă  un art d’attitude, faisant de l’emploi de son temps, sa plus grande oeuvre d’art. On pourrait Ă©tablir entre cet art de la vie qui se poursuivra dans le mouvement Fluxus ou chez John Cage, et son esthĂ©tique de l’indiffĂ©rence, des parallĂšles avec le zen. Pour Roberto Barbanti, le geste de Duchamp dans le ready-made marque le passage du descriptif au prescriptif, du reprĂ©sentĂ© au prĂ©sentĂ© » Ce geste a une importance considĂ©rable pour les artistes qui suivront. Il rompt avec l’art classique en passant de la reprĂ©sentation Ă  la prĂ©sentation. Ce sont des objets manufacturĂ©s sortis de leur contexte qui suggĂšrent une esthĂ©tique du dĂ©tournement. Avant la prĂ©occupation Ă©tait la reprĂ©sentation de la rĂ©alitĂ©, alors que les ready-made sont une prĂ©sentation de la rĂ©alitĂ©. La façon d’envisager l’acte artistique au sein de la sociĂ©tĂ© s’est modifiĂ©e dans les annĂ©es soixantes, les diffĂ©rents courants sont issus des idĂ©es de Marcel Duchamp, par sa dĂ©marche singuliĂšre, il a inventĂ© vĂ©ritablement l’art contemporain. Il est le geste fondateur de l’art contemporain l’artiste prĂ©sentera l’objet nouveau rĂ©alisme, puis la machine art technologique. Mais il devient un geste acadĂ©mique auquel Duchamp s’est lui-mĂȘme est aussi Ă  l’origine de l’Art Conceptuel, puisque l’essentiel est de dĂ©placer La Fontaine l’objet lui-mĂȘme est le doigt qui montre la lune». L’essentiel est le concept de dĂ©placer La Fontaine dans le contexte de l’art art contextuel et art conceptuel. Le geste du Ready-Made Ă  l’origine de l’art Ă©cologique Le Ready-Made est Ă  l’origine de l’art contemporain et en particulier des arts conceptuels, mais on peut voir ce geste comme la possibilitĂ© d’un art dans la nature puis d’un art Ă©cologique Duchamp fait passer l’Art de la reprĂ©sentation Ă  la prĂ©sentation a – prĂ©sentation de la nature prĂ©sence Ă  la nature art et nature. Installation in-situ dans la nature Land Art etc b – prĂ©sentation des processus scientifiques art – science or l’écologie est une science de tout et n’importe quoi aussi dans le monde de l’art action sociale art sociologique, intervention Ă©cologique, eco-activisme
 Ces Ɠuvres peuvent s’exprimer sous plusieurs formes inventĂ©es ou rĂ©novĂ©es par Duchamp installation prĂ©sentation, performance prĂ©sence. Tout est art, tout peut faire oeuvre. L’acadĂ©misme post-duchampien dans l’art contemporain et dans l’art technologique Mais l’art contemporain et l’art technologique s’engluent dans ce geste. Ce geste au dĂ©but libĂ©rateur devient un geste d’enfermement acadĂ©mique. PrĂ©senter des objets ou des machines n’est plus maintenant un geste artistique, mais une rĂ©fĂ©rence compassĂ©e et dĂ©passĂ©e. Que penser d’Ange Leccia qui met deux tĂ©lĂ©viseurs Ă©cran contre Ă©cran et multiplie par vingt le prix de vente des dits tĂ©lĂ©viseurs, ou de Bertrand Lavier qui met un frigo Brandt sur un coffre-fort Fichet-Bauche ? Ces gestes se rĂ©fĂšrent au geste de Duchamp, mais n’en ont pas la portĂ©e visionnaire et libĂ©ratrice. La mĂȘme ombre du ready-made perturbe l’art technologique prĂ©senter une machine, qu’elle soit machine de communication standardisĂ©e tĂ©lĂ©copieur ou un prototype Ă©laborĂ© dans un centre de recherche, ne peut suffire Ă  dĂ©finir de l’art. Le geste de Duchamp peut ĂȘtre rĂ©interprĂ©tĂ© dans un contexte technologique l’esthĂ©tique de la prĂ©sentation de l’objet devient une esthĂ©tique de la prĂ©sentation d’une fonctionnalitĂ© technologique mise en relation de sites, temps-rĂ©el, etc
 Mais le geste de Duchamp pourrait ĂȘtre lu aussi comme celui de la fin du sens, la fin des idĂ©es, la fin de l’esprit. Ce geste Zen appelant Ă  la fin du brouillage dualiste de la thĂ©orie et des discours, pourrait conduire Ă  une esthĂ©tique totalitaire. En ce sens, l’art technologique comme l’art contemporain, doivent se libĂ©rer du geste de Duchamp, ou tout au moins cesser de le cette esthĂ©tique du non-sens, doit-on opposer une esthĂ©tique du sens et appeler Ă  son retour dans l’art? Doit-on se contenter d’une esthĂ©tique purement sensorielle et perceptive? De la prĂ©sentation de l’artiste Ă  sa prĂ©sence de l’art de l’éthique Ă  la Performance Duchamp créé un art d’attitude, qui redonne Ă  l’artiste et Ă  l’homme la prééminence sur l’objet. ” Je crois en l’artiste, l’art est un mirage, dit Duchamp, J’espĂšre qu’un jour, on arrivera Ă  vivre sans ĂȘtre obligĂ© de travailler “. Duchamp prend position sur le rapport au temps dans notre sociĂ©tĂ©, sur la soumission au travail dans une sociĂ©tĂ© industrielle. ImmatĂ©rialitĂ© et spiritualitĂ© dans l’art. L’art comme l’a affirmĂ© Marcel Duchamp a une ” mission para-religieuse Ă  remplir maintenir la flamme d’une vision intĂ©rieure ” . Le propos de Duchamp est une invitation Ă  une autre perception. Il met en cause la peinture rĂ©tinienne et au-delĂ  la tyrannie du visuel. Comme le souligne Lyotard, ” L’oeil a besoin de croire, d’unifier, d’ĂȘtre intelligent. Il aime le point, comme son vis-Ă -vis dans un miroir qu’il nomme le monde ” . Duchamp cherche l’invisibilitĂ© de l”uvre d’art dĂ©jĂ  dans le grand verre, qui est un retard, une projection de l”uvre elle-mĂȘme qui se situe dans une ” quatriĂšme dimension “. Le Grand Verre figure l’infigurable, il porte l’empreinte inscrite, ou l’ombre portĂ©e, sur son plan, d’une figure qui ne saurait ĂȘtre qu’intuitionnĂ©e » . Contrairement aux apparences, la peinture de Caspar David Friedrich se situe dans la mĂȘme paysages de Friedrich sont comme l’explique Catherine Lepront, Des paysages les yeux fermĂ©s », c’est-Ă -dire des images mentales et symboliques, plus que des peintures de paysage. On rejoint la Cosa Mentale Vinci. Selon lui La pittura e cosa mentale ». Duchamp introduit l’idĂ©e et le processus dans le champ de l’art. La pratique des Ă©checs a sans doute influencĂ© cette Ă©volution. Une partie d’échecs est une chose visuelle et plastique, et si ce n’est pas gĂ©omĂ©trique dans le sens statique du mot, c’est une mĂ©canique puisque cela bouge
 C’est l’imagination du mouvement qui fait la beautĂ©, dans ce cas-lĂ . C’est complĂštement dans la matiĂšre grise ». Duchamp et l’art-temps Élevage de poussiĂšre de Man Ray et Marcel Duchamp Man Ray et Marcel Duchamp ont pratiquĂ© l’accumulation de poussiĂšre. Marcel Duchamp laissa ainsi s’accumuler sur son ?uvre le grand verre une couche de poussiĂšre suffisamment Ă©paisse pour qu’il puisse peindre, Ă  l’aide d’un pinceau, par Ă©limination de couches successives. Aujourd’hui, la photographie Élevage de poussiĂšre de Man Ray donne un aperçu de cette expĂ©rience. Ready-made peigne en acier – 1916 sur ce peigne sont marquĂ©es la date et l’heure Ă  laquelle il choisi ce ready-made Il introduit le temps comme facteur liĂ© au hasard pour choisir ses ready-mades Ready Made peigne en acier, 17 fĂ©vrier 1916, 11h, l’heure Ă©tait ainsi inscrite sur l’objet. Il n’y avait pas d’émotion liĂ©e Ă  l’objet, pas de choix de l’objet, mais un lien avec le temps . Il faut aussi souligner les Ă©levages de poussiĂšres qui sont intimement liĂ©s au concept du temps qui s’écoule. ” Notons enfin que la chute de poussiĂšre est un motif trĂšs important dans la pensĂ©e chinoise bouddhiste Zen – ce qui n’a rien d’étonnant, le Bouddhisme tendant en fin de comptes Ă  la maĂźtrise du temps ” . La MariĂ©e mise Ă  nu par ses cĂ©libataires mĂȘmes ou Grand Verre est qualifiĂ© par Duchamp de Retard en Verre. ” La MariĂ©e est une projection d’un objet Ă  quatre dimensions ” . La notion d’espace-temps passe ainsi avec Duchamp du champ scientifique au champ artistique. Fait particuliĂšrement important prĂ©figurant l’art technologique qui est un art de l’espace-temps en osmose avec la science. Le temps, la vitesse, la dĂ©composition du mouvement sont des prĂ©occupations majeures de Duchamp. L’art performance, l’art conceptuel et Fluxus reprendront cette recherche plastique sur le temps et l’espace. DĂ©composition du mouvement cinĂ©ma expĂ©rimental, art vidĂ©o
 Marcel Duchamp est prĂ©occupĂ© par le temps, la vitesse et la dĂ©composition du mouvement, c’est ce que l’on retrouve dans son Ɠuvre majeure “nu descendant un escalier” de 1912 oĂč il dĂ©compose gĂ©omĂ©triquement les mouvements du corps et crĂ©e des instantanĂ©es rĂ©pĂ©tition du mouvement. Cette dissolution des formes et la rupture avec la reprĂ©sentation dans la peinture classique sont des influences pour les diffĂ©rents mouvements de l’art contemporain tel que le futurisme. En effet l’art contemporain s’attache Ă  dĂ©truire de plus en plus le cadre classique dans lequel s’inscrivait jusqu’alors l’art, il s’appuie pour cela largement sur les nouvelles technologies et utilise les nouveaux moyens d’expression. Cette fascination pour la vitesse et la dĂ©composition des mouvements ont amenĂ© Duchamp Ă  rĂ©aliser Anemic cinema en 1925 Ă  l’origine du cinĂ©ma expĂ©rimental. Duchamp est aussi Ă  l’origine comme d’autres artistes de DADA du cinĂ©ma expĂ©rimental. En 1926, il rĂ©alise un court-mĂ©trage expĂ©rimental intitulĂ© Anemic Cinema, d’une durĂ©e de 7 minutes et signĂ© Rose SĂ©lavy, avec la complicitĂ© de Man Ray et du rĂ©alisateur Marc AllĂ©gret. Des disques en mouvement sont filmĂ©s sur lesquels sont parfois inscrits des phrases comme par exemple L’enfant qui tĂšte est un souffleur de chair chaude et n’aime pas le chou-fleur de serre-chaude », oĂč l’absurde, l’humour noir et l’allitĂ©ration sont de mise. Le film fut projetĂ© en aoĂ»t 1926 en sĂ©ance privĂ©e. Dix sĂ©quences de disques optiques interrompues par les neuf disques de calembours suivants Bains de gros thĂ© pour grains de beautĂ© sans trop de benguĂ© 1 L’enfant qui TĂšte est un souffleur de chair chaude et n’aime pas le choux fleur de serre chaude 2 Si je te donne un sou, me donneras-tu une paire de ciseaux ? 3 On demande des moustiques domestiques demi-stocks pour la cure d’azote sur la cĂŽte d’Azur 4 Inceste ou passion de famille, Ă  coups trop tirĂ©s 5. Esquissons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis 6. Avez-vous dĂ©jĂ  mis la moelle de l?aimĂ©e dans la poĂȘle de l’aimĂ©e ? 7. Parmi nos articles de quincaillerie paresseuse, nous recommanderons le robinet qui s’arrĂȘte de couler quand on ne l’écoute pas 8. L’aspirant habite Javel et moi j’avais l’habite en spirale 9.L’anagramme imparfait du titre annonce tout Ă  la fois l’aspect tournoyant des disques optiques et les boucles de mots, contre pĂ©tries et blagues potaches. Le cinĂ©ma m’a surtout amusĂ© pour son cĂŽtĂ© optique. Au lieu de fabriquer une machine qui tourne, comme j’avais fait Ă  New York, je me suis dit pourquoi ne pas tourner un film ? Ça ne m’intĂ©ressait pas pour faire du cinĂ©ma en tant que tel, c’était un moyen plus pratique d’arriver Ă  mes rĂ©sultats optiques. 
 Non, je n’ai pas fait de cinĂ©ma, c’était une façon commode d’arriver Ă  ce que je ce cinĂ©ma Ă©tait trĂšs drĂŽle. On travaillait millimĂštre par millimĂštre parce qu’il n’y avait pas de machines trĂšs perfectionnĂ©es. Il y avait un petit rond, avec des millimĂštres marquĂ©s, nous tournions image par image. On a fait ça pendant deux semaines. Les appareils n’étaient pas capables de prendre la scĂšne Ă  n’importe quelle vitesse, ça se brouillait, et comme ça tournait assez vite ça faisait un effet optique curieux. On a donc Ă©tĂ© obligĂ©s d’abandonner la mĂ©canique et de faire tout nous-mĂȘmes. Un retour Ă  la main, pour ainsi dire » Duchamp entretient un rapport complice avec le cinĂ©matographe qu’il poursuit en participant au film Entr’acte. Duchamp jouant contre Man Ray dans le film Entr’acte de RenĂ© Clair et Francis Picabia. Couper le son – film muet! Duchamp l’inventeur art optique, art technologiques
 Duchamp est aussi associĂ© aux arts technologiques par ses oeuvres entre recherche technique, recherches scientifico-poĂ©tiques la quatriĂšme dimension dans Le Grand Verre. Au moment oĂč il travaille sur les esquisses du Nu descendant l’escalier 1911-12, il dĂ©couvre les expĂ©riences protocinĂ©matographiques d’Étienne-Jules Marey. Sa Roue de bicyclette 1913 peut Ă©galement s’inscrire dans les prĂ©mices de ses travaux sur le mouvement poĂ©tico-sculptural, ce Ready-made est en effet considĂ©rĂ©e comme Ă  l’origine de l’art cinĂ©tique. La phase suivante entretient une rapport entre moteurs Ă©lectriques, disques transparents ou recouverts de motifs gĂ©omĂ©triques 1920-1923, et culminera avec les Rotoreliefs, une invention dont il dĂ©posera le brevet 1935.Il invente par ses Rotoreliefs l’ Art cinĂ©tique. Rotative plaques verres optique de prĂ©cision– 1920 ƒuvre qui conduit au film de Duchamp Anemic CinĂ©ma – 1925 aux origines du CinĂ©ma expĂ©rimental, et de l’Optical Art ou Op Art – Ces plaques optiques font l’objet d’un dĂ©pĂŽt de brevet
Type de dĂ©marche technoscientifique qui se prolongreont dans le robot et le synthĂ©tiseur de Paik et dans les Arts technologiques. Rotoreliefs – 1935 La MariĂ©e mise Ă  nu par ses cĂ©libataires, mĂȘme Le Grand Verre – 1915/1923Oeuvre intĂ©grant la 4Ăšme dimension l’espace et le temps – mĂ©canisme Duchamp et les Ă©checs image Duchamp jouant contre Man Ray dans le film Entr’acte de RenĂ© Clair et Francis Duchamp contre John Cage Ă  Toronto. Duchamp arrĂȘte sa production artistique aprĂšs Le Grand Verre et se consacre aux Ă©checs. La participation du spectateur, l’oeuvre ouverte Ce sont les regardeurs qui font les tableaux»Somme toute, l’artiste n’est pas seul Ă  accomplir l’acte de crĂ©ation car le spectateur Ă©tablit le contact de l”uvre avec le monde extĂ©rieur en dĂ©chiffrant et en interprĂ©tant ses qualifications profondes et par lĂ , ajoute sa propre contribution au processus crĂ©atif.» Marcel Duchamp Marcel Duchamp, Erratum musical 1913 Le principe en est simple, dit-il Installez-vous face Ă  un clavier, n’importe lequel et pressez chaque touche l’une aprĂšs l’autre, au hasard compte tenu du fait qu’aucune note ne doit ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ©e, sans modulation, ni accentuation particuliĂšre ». On trouve le descriptif d’une bande son pour Le Grand Verre La MariĂ©e dans La BoĂźte Verte, recueil de notes publiĂ©es en 1934 et reprises dans Duchamp du signe. Les prĂ©mices d’une musique minimale et alĂ©atoire furent ainsi exprimĂ©s dans La BoĂźte Verte, livre publiĂ© en 1934, mais dont la conception remonte aux annĂ©es 1912-1915. “Chaque touche de clavier du piano correspond Ă  un numĂ©ro de 1 Ă  88. Un petit papier tirĂ© au hasard porte un numĂ©ro. Le pianiste joue la note sĂ©lectionnĂ©e”. On peut y voir les prĂ©mices, voire l’influence qu’une telle conception de la musique a pu jouer 50 ans plus tard chez Fluxus et chez John Cage. Erratum musical, interprĂ©tĂ© ici par Stephane Ginsburgh, se compose des 88 notes d’un clavier de piano jouĂ©es dans un ordre alĂ©atoire, sans rĂ©pĂ©tition ni accent. Duchamp et le cinĂ©ma Duchamp est aussi Ă  l’origine comme d’autres artistes de DADA du cinĂ©ma 1926, il rĂ©alise un court-mĂ©trage expĂ©rimental intitulĂ© Anemic Cinema, d’une durĂ©e de 7 minutes et signĂ© Rose SĂ©lavy, avec la complicitĂ© de Man Ray et du rĂ©alisateur Marc AllĂ©gret. Des disques en mouvement sont filmĂ©s sur lesquels sont parfois inscrits des phrases ? comme par exemple L’enfant qui tĂšte est un souffleur de chair chaude et n’aime pas le chou-fleur de serre-chaude », oĂč l’absurde, l’humour noir et l’allitĂ©ration sont de mise. Le film fut projetĂ© en aoĂ»t 1926 en sĂ©ance privĂ©e. Anemic cinema, court mĂ©trage rĂ©alisĂ© avec la collaboration de Man Ray et Marc AllĂ©gret, 1926 Dix sĂ©quences de disques optiques interrompues par les neuf disques de calembours suivants Bains de gros thĂ© pour grains de beautĂ© sans trop de benguĂ© 1 L’enfant qui TĂšte est un souffleur de chair chaude et n’aime pas le choux ? fleur de serre chaude 2 Si je te donne un sou, me donneras-tu une paire de ciseaux ? 3 On demande des moustiques domestiques demi-stocks pour la cure d’azote sur la cĂŽte d’Azur 4 Inceste ou passion de famille, Ă  coups trop tirĂ©s 5. Esquissons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis 6. Avez-vous dĂ©jĂ  mis la moelle de l’aimĂ©e dans la poĂȘle de l’aimĂ©e ? 7. Parmi nos articles de quincaillerie paresseuse, nous recommanderons le robinet qui s’arrĂȘte de couler quand on ne l’écoute pas 8. L’aspirant habite Javel et moi j’avais l’habite en spirale 9.L’anagramme imparfait du titre annonce tout Ă  la fois l’aspect tournoyant des disques optiques et les boucles de mots, contre pĂ©tries et blagues potaches. Le cinĂ©ma m’a surtout amusĂ© pour son cĂŽtĂ© optique. Au lieu de fabriquer une machine qui tourne, comme j’avais fait Ă  New York, je me suis dit pourquoi ne pas tourner un film ? Ça ne m’intĂ©ressait pas pour faire du cinĂ©ma en tant que tel, c’était un moyen plus pratique d’arriver Ă  mes rĂ©sultats optiques. 
 Non, je n’ai pas fait de cinĂ©ma, c’était une façon commode d’arriver Ă  ce que je ce cinĂ©ma Ă©tait trĂšs drĂŽle. On travaillait millimĂštre par millimĂštre parce qu’il n’y avait pas de machines trĂšs perfectionnĂ©es. Il y avait un petit rond, avec des millimĂštres marquĂ©s, nous tournions image par image. On a fait ça pendant deux appareils n’étaient pas capables de prendre la scĂšne Ă  n’importe quelle vitesse, ça se brouillait, et comme ça tournait assez vite ça faisait un effet optique curieux. On a donc Ă©tĂ© obligĂ©s d’abandonner la mĂ©canique et de faire tout nous-mĂȘmes. Un retour Ă  la main, pour ainsi dire ». Duchamp entretient un rapport complice avec le cinĂ©matographe En 1918, il apparaĂźt comme figurant dans Lafayette, We Come! de LĂ©once Perret un homme blessĂ©.En 1924, il participe au tournage d’Entr’acte de RenĂ© Clair dans ce court-mĂ©trage expĂ©rimental et comique, Duchamp apparaĂźt en joueur d’échecs face Ă  Man 1944, il est “l’artiste” dans le film expĂ©rimental de Maya Deren, Witch’s 1947, il participe Ă  la direction artistique du film RĂȘves Ă  vendre VO Dreams That Money Can Buy d’Hans Richter, pour un Ă©pisode sur une musique de John Cage. La boĂźte verte puis la boĂźte en valise le multiple d’artiste BoĂźte verte Edition de notes sur la mariĂ©e
 – 1934 image image Etant DonnĂ© de Marcel Duchamp aux origines de l’installation Etant donnĂ©s 1La chute d’eau 2Le gaz d’éclairage – 1946 – 1968 Etant donnĂ©s 1La chute d’eau 2le gaz d’éclairage est la derniĂšre oeuvre de Marcel Duchamp, sorte de testament posthume rĂ©alisĂ©e dans le plus grand secret de 1946 Ă  1968 mort de Marcel Duchamp le 2 Octobre 68. Elle a Ă©tĂ© montrĂ©e le 7 juillet 1969 au musĂ©e de Philadelphie sans aucune cĂ©rĂ©monie d’inauguration, ni dĂ©claration Ă  la presse. AppelĂ©e par Marcel Duchamp environnement» ou sculpture- construction». Description Une vieille porte de grange avec deux trous Ă  hauteur des yeux. A travers un trou pratiquĂ© dans le mur du fonds de la grange le spectateur-voyeur peut voir la mise en scĂšne suivante Une jeune femme nue se tient couchĂ©e sur des brindilles et des feuilles sĂšches, ses jambes Ă©cartĂ©es dĂ©couvrent un sexe imberbe. Elle tient une lampe. Dans le fond une chute d’eau, et un paysage de collines et de bois. Cette piĂšce est la conclusion de l’oeuvre de Marcel Duchamp, l’artiste dont se rĂ©clament tous les artistes majeurs des annĂ©es 70 et 80. L’artiste qui a vĂ©ritablement initiĂ© l’art contemporain dans de nombreux aspects, ce que Pierre Restany appelle L’autre face de l’art. Duchamp laisse un carnet d’instructions pour remonter cette Ɠuvre Ă  partir des piĂšces dĂ©tachĂ©es dans son atelier. Chronologie 1904 Marcel Duchamp rejoint ses frĂšres Ă  Paris et suit des cours Ă  l’AcadĂ©mie Julian. 1909 Il commence Ă  rĂ©aliser des toiles inspirĂ©es de CĂ©zanne et frĂ©quente les cubistes dissidents », comme Gleizes et Metzinger, qui se rĂ©unissent rĂ©guliĂšrement chez son frĂšre Jacques Villon Ă  Le Nu descendant l’escalier voir photo ci-contre est retirĂ© du salon des IndĂ©pendants et est exposĂ© au salon de la Section d’or organisĂ© par les frĂšres Duchamp, Ă  commence Ă  travailler au Grand Le Nu descendant l’escalier est exposĂ© Ă  l’Armory Show, New York. Duchamp apparaĂźt comme l’un des principaux reprĂ©sentants de l’avant-garde Il se rend aux Etats-Unis oĂč il retrouve son ami Francis Picabia. Rencontre avec Man Ray qui restera son ami toute sa vie Il envoie au comitĂ© de sĂ©lection de la SociĂ©tĂ© des Artistes indĂ©pendants, dont il fait partie, sa Fontaine, sous le pseudonyme de Richard Mutt. L’objet est refusĂ©, ce qui donnera lieu Ă  la publication d’une sĂ©rie d’articles oĂč il justifie son acte, intitulĂ©s The Richard Mutt RentrĂ© Ă  Paris, il collabore avec les De retour Ă  New York, il fonde avec Man Ray et Katherine S. Dreier, riche hĂ©ritiĂšre philanthrope, un organisme visant Ă  promouvoir l’art contemporain en achetant des ?uvres Ă  de jeunes artistes. Suite Ă  une blague de Man, ils l’appellent la SociĂ©tĂ© En collaboration avec Man Ray, il publie le premier et unique numĂ©ro de New York Dada. Une dadadate » selon Man Duchamp abandonne son Grand Verre, et la rumeur court qu’il abandonne mĂȘme l’ Il participe au tournage du film avant-gardiste Entr’acte de RenĂ© Clair. Dans la premiĂšre scĂšne du film, il joue aux Ă©checs avec Picabia sur le toit du théùtre des Duchamp, par son attitude prĂ©occupĂ©e par le temps, la vitesse et la dĂ©composition des mouvements, il est amenĂ© Ă  faire du cinĂ©ma expĂ©rimental, appelĂ© l'”Optical cinĂ©ma”, avec son film unique Anemic Le Grand Verre est exposĂ© au MusĂ©e de Brooklyn. C’est Ă  cette occasion que la glace du Grand Verre est Il fait partie de l’équipe de France du Championnat d’échecs et publie, en collaboration avec un autre joueur, un ouvrage sur les fins de Il prĂ©sente ses Rotoreliefs au concours La boĂźte-en-valise, ensemble de reproductions de ses ?uvres en modĂšle rĂ©duit, est tirĂ©e Ă  300 Publication de Rrose SĂ©lavy, recueil de contrepĂšteries et de jeux de A New York, il collabore avec les SurrĂ©alistes rĂ©fugiĂ©s, notamment avec AndrĂ© Breton pour l’exposition First Papers of Surrealism. Pour cette exposition, il tisse dans l’une des salles un rĂ©seau constituĂ© de deux kilomĂštres de ficelle Il organise avec Breton la DeuxiĂšme Exposition Internationale du SurrĂ©alisme Ă  Paris Le SurrĂ©alisme en 1947, et rĂ©alise la couverture du catalogue avec l”uvre PriĂšre de Le magazine grand public Life lui consacre un article. C’est le dĂ©but de la Ouverture du MusĂ©e d’art de Philadelphie grĂące Ă  Louise et Walter Arensberg, amis et mĂ©cĂšnes de Duchamp, qui ont fait don de leur collection. Le nouveau musĂ©e comprend 43 de ses Publication de Marchand du Sel, le premier recueil des divers Ă©crits de Publication de la premiĂšre monographie sur Duchamp par Robert Lebel1964 La galerie Schwartz, Milan, réédite treize ready-mades disparus, en huit La Tate Gallery de Londres organise la premiĂšre grande rĂ©trospective de son ? Exposition Raymond Duchamp-Villon / Marcel Duchamp au MusĂ©e d’art moderne de Marcel Duchamp meurt le 2 octobre Ă  RĂ©trospective Duchamp au MusĂ©e de Philadelphie et au MusĂ©e d’art moderne de New York. dĂ©voilement de l’oeuvre Etant donnĂ©s. ƒuvres – Femme-cocher, 1907, 31,7 x 24,5 cm– La Broyeuse de chocolat, 1912– Les joueurs d’échecs, 1911– Neuf Moules MĂąlic, 1914-1915– Le Roi et la Reine entourĂ©s de nus vites, 1912– Le Passage de la Vierge Ă  la MariĂ©e, 1912– Nu descendant un escalier, 1912– Roue de bicyclette 1913– Fontaine 1917– Femme-cocher, 1907, 31,7 x 24,5 cm– La Broyeuse de chocolat, 1912– Le Roi et la Reine entourĂ©s de nus vites, 1912– Le Passage de la Vierge Ă  la MariĂ©e, 1912– Nu descendant un escalier, 1912– Roue de bicyclette, 1913– Trois stoppages Ă©talon, 1913– In advance of the broken arm, pelle Ă  neige, 1914– ApolinĂšre Enameled, Ă©mail Ă  la façon d’une rĂ©clame, 1914– Porte-bouteilles, 1914– La Broyeuse de chocolat no 2, 1914– Le Grand Verre, 1915-1923– Fontaine, urinoir renversĂ© et signĂ© R. Mutt », 1917– reproduction de La Joconde affublĂ©e d’une paire de moustache, 1919– Air de Paris, objet, 1919– Fresh widow, fenĂȘtre aux carreaux teintĂ©s de noir, 1920– Rotative plaques verre optique de prĂ©cision, ?uvre cinĂ©tique, 1920– Why not sneeze Rrose Selavy ?, boĂźte surrĂ©aliste morceaux de marbre blanc taillĂ©s comme des cubes de sucre contenus dans une cage Ă  oiseaux d’oĂč sortent un os de seiche et un thermomĂštre, 1921– La MariĂ©e mise Ă  nu par ses cĂ©libataires, mĂȘmeou Le grand verre commencĂ© en 1915 et volontairement inachevĂ© en 1925– La BoĂźte-en-valise, 1936-1941 en sĂ©rie jusqu’en 1968, coffret de cuir rouge contenant 80 Ɠuvres en reproductions diverses fac-similĂ©s et objets miniatures, 41,5 x 38,5 x 9,9– PriĂšre de toucher, sein en mousse collĂ© sur la couverture du catalogue de l’Exposition internationale du surrĂ©alisme Ă  la Galerie Maeght, 1947– Étant donnĂ© le gaz d’éclairage et la chute d’eau, peinture premiĂšre version, 1949– Dada, 1916-1923, 1953, affiche pour la Galerie Sydney Janis, New York– Coin de chastetĂ©, objet, 1963– Étant donnĂ©s 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage, variante tridimensionnelle de Grand verre, Ă©laborĂ©e depuis 1946, inachevĂ©e en 1966– La MariĂ©e mise Ă  nu par ses CĂ©libataires, mĂȘmes, Paris, Editions Rrose SĂ©lavy, 1934 Bibliographie *Marcel Duchamp par Arturo Schwarz ed. Fall*Marcel Duchamp IngĂ©nieur du temps perdu – entretiens avec Pierre Cabanne ed. Belfond*Notes de Marcel Duchamp, Ed. Flammarion, Coll. Champs, Paris, 1999*Jean-François Lyotard, Les Transformateurs Duchamp, GalilĂ©e, 1977 *Duchamp Marcel, Marchand du sel, Édition originale de ses Ă©crits, rĂ©unis et prĂ©sentĂ©s par Michel Sanouillet, Paris, Le Terrain Vague, 1959. Duchamp du signe. Ecrits rĂ©unis et prĂ©sentĂ©s par Michel Sanouillet, Flammarion, 1975Yves Arman,” Marcel Duchamp joue et gagne ”,Marval Press, 1994Ecke Bonk,” Marcel Duchamp. The Portable Museum ”, Londres, 1989Françoise Le Pelven, ” L’art d’écrire de Marcel Duchamp ”, Editions Jacqueline Chambon, 2003Bernard MarcadĂ©, ” Marcel Duchamp ”, de MĂ©redieu, ” Duchamp en forme de ready-made ”, Paris, Blusson, 2000Marc Partouche, ” Marcel Duchamp ”, et manoeuvres, 1992 Textes de rĂ©fĂ©rence Marcel Duchamp, entretien avec James Johnson Sweeney extrait, 1955 entretien avec James Johnson SweeneyMarcel Duchamp, L’artiste doit-il aller Ă  l’universitĂ© ? », allocution extrait Ă  l’universitĂ© d’Hofstra, New York, 1960 l’artiste doit-il aller Ă  l’université’Marcel Duchamp, discours au MusĂ©e d’Art moderne de New York, 1961, dans le cadre de l’exposition Art of assemblage discours au musĂ©e d’art moderne de New York“Rendez-vous du dimanche 6 fĂ©vrier 1916”, Minotaure, 10, Paris, 1937“SURcenSURE”, L’usage de la parole, 1, Paris, 1939, p. SELAVY, Collection “Bien Nouveaux”, Editions GLM, Paris, 1939avec Vitaly Halberstadt, L’opposition et les cases conjuguĂ©es sont rĂ©conciliĂ©es, Bruxelles/Saint-Germain-en-Laye, 1932Collection SociĂ©tĂ© Anonyme, 33 notes critiques 1950The Creative Act / Le Processus crĂ©atif. Texte d’une intervention Ă  Houston, Texas, 1957. Repris dans Duchamp du signe, 1994, p. 187-189.“A propos des ready made” 1966“A propos de moi-mĂȘme”. ConfĂ©rence donnĂ©e dans plusieurs musĂ©es et universitĂ©s des Etats-Unis 1964. Liens page wikipĂ©dia sur Marcel Duchamp Documents entretiens de Georges Charbonnier avec Marcel CinĂ©ma, DVD 1Dada CinĂ©ma Entr’acte DVDDocumentaire 1 et 2 sur Duchamp 2 DVDDe Duchamp au Pop Art, DVD

artiste qui a fait scandale avec son urinoir